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introduction

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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 08:03

J’allais mourir. J’allais m’éteindre. Mais avant cela, je me devais de vous conter une histoire merveilleuse. Si je m’éteignais, tout les prémices et les caprices d’une âme candide et enfantine allaient disparaître, et la vertu disparaîtrait. Incapable de finir ce pourquoi je m’étais tant battu, mon secret ne serait jamais transmis, ni même étudié. Mon histoire serait livré au mensonge, à l’interprétation et à la violence des abymes de ce que j’ai toujours appellé la « déformation verbale ». C’est pourquoi il nous faut revenir en arrière, à l’origine de cette histoire extraordinaire, il nous faut aller au coeur du livre, au centre de l’imagination d’un enfant qui a vécu dans une autre réalité. Une réalité où la violence des hommes prend une toute autre dimension, d’un réalisme féérique où le dragon est ce père crachant du feu, et portant des cornes sur la tête, et où la sorcière est cette mère jetant des maléfices, synonyme de colère. Il nous faut plonger au coeur d’une âme injustement plongé dans l’ombre, méprisé par le sentiment de contrôle des humains, nullement considéré dans toute sa force et son courage. Il me faut raconter l’histoire extraordinaire d’un enfant, qui refusa le pouvoir arbitraire et sans limites des parents, que nous nommerons dans cette histoire humains, dragons, ou sorcières. Dans un monde différent, où la force de l’esprit compta plus que les âges, où les monstres et démons étaient les représentations des actes mauvais des humains. Un monde dangereux dans lequel un enfant armé de bravoure sauva un autre monde. L’endroit où il fit les plus merveilleuses rencontres. Dans ce monde magique que nous nommerons, « le monde du livre des Consignes ».

 

 

 

 

 

 

 

Le temps n’existait plus.

Les yeux enfonçés dans leurs orbites, les paupières alourdies, Tom sortait doucement de son rêve. Encore quelques battements de cils, l’aperçu du soleil brûlant ses yeux, et Tom serait revenu à la réalité désastreuse qu’est la réalité d’un enfant. Le silence avait disparu et le bruit était revenu. Tom versa immédiatement de l’eau auprès de l’arbre miniature, reposant près du livre des Consignes, ce livre que lui avait remis Iseth, lors de leur première rencontre. Iseth était un papillon, aussi grand que la main d’un enfant âgé de cinq ans, comme Tom, dont le visage était humain. Ses ailes changeaient chaque jour de couleur. Lorsque Tom avait découvert « le livre des consignes », après être tombé au fond d’un puit, Iseth s’était manifestée. Elle était la gardienne du livre. Elle restait auprès de Tom lorsqu’il était seul et elle disparaissait lorsqu’il était accompagné de dragons et de sorcières, ou de toute présence humaine. Iseth prenait l’apparence que Tom désirait et elle le conseillait, face aux dangers humains. Tom lut la première page du livre des consignes, le centre de l’univers de l’autre réalité où seuls les enfants au coeur pur pouvaient se rendre, les enfants dont l’âme-oiseau se régénérait en ce lieu unique, et où seuls les détenteurs du livre des consignes pouvaient se rendre. Pourtant, un danger omniprésent résidait en cette autre terre. Les démons créés par les dragons et les sorcières. En effet, dans ce lieu, chaque cri de dragons ou sorcières, en fonction de son intensité ou chaque geste suivant sa force équivaut à un monstre ou démon, aux pouvoirs bien réels dans le monde du livre des consignes.

A mesure que Tom lut les premières phrases vinrent les premiers questions.

-Iseth, ces monstres font-ils aussi peur que les humains ? Demanda Tom.

-C’est possible mais dans le monde du livre des consignes, tu auras l’avantage de pouvoir te défendre.

-Et pourquoi ne puis-je pas m’opposer à la colère des humains ? Insista Tom.

-Car pour le moment, c’est ainsi répondit Iseth. Dans le monde des humains, tu es un enfant. Dans le monde du livre des consignes, tu seras un héros, un guerrier respecté de tous et tu seras aussi fort que les humains.

-Mais pourquoi faut-il que je vive encore avec les humains ? Demanda Tom.

-Il le faut car le monde du livre des consignes n’est pas un jouet, ce n’est pas un jeu ajouta Iseth. Ce monde est né de l’imagination d’enfants qui te ressemblent, mais vous n’appartenez pas à ce monde. Vous êtes avant tout des humains et vous allez exister dans deux mondes différents.

-je voudrais que cela dure toujours, s’exclama Tom avec enthousiasme.

-Je sais, répondit Iseth en agitant ses ailes, mais range vite le livre Tom, je sens une présence humaine. A plus tard. En un clin d’oeil, Iseth devint invisible.

Tom s ‘éxécuta et rangea le livre ainsi que l’arbre miniature sous le lit.

Quelqu’un frappa à la porte et Tom sentit son coeur battre à toute vitesse. La porte s’ouvrit et la sorcière s’avança. Tom avait peur d’elle et de sa colère qui le tétanisait.

-Ta chambre Tom, pourquoi ta chambre n’est-elle pas rangée ? Dit la sorcière.

-Je vais ranger dit Tom d’une voix à peine audible.

-Tais-toi s’écria t-elle, tais-toi !

Tom sentit son coeur se serrer, il tenta d’appeller Iseth, en vain.

-La prochaine fois que ta chambre n’est pas rangée, tu en prends une, tu as compris ?

Tom sentit ses larmes couler le long de ses joues et la porte claqua avec une telle violence que ses oreilles bourdonnèrent un instant.

-Où es-tu Iseth ? Murmura Tom.

-Je suis là Tom, je suis revenue dit Iseth d’une voix douce.

-Je t’ai appellé mais tu n’es pas venue !

-Je ne pouvais pas Tom. Je n’appartiens pas au monde des humains. Ils ne doivent pas me voir. C’est trop dangereux. De plus, en leur présence, je n’ai aucun pouvoir.

Tom sentit une agréable chaleur remonté sous ses yeux et il aperçu une fine couche de poussière argenté touché ses cils.

-C’est de la poussière d’argent, dit Iseth. Elle efface les larmes et tout sentiment de tristesse. Et puis, il faut que tu sois beau pour notre tout premier voyage, dans le monde du livre des consignes.

-Alors, nous allons vraiment y aller ! Je suis si impatient reprit Tom.

-Sort le livre et l’arbre de l’endroit où tu les as caché lui conseilla Iseth.

Tom s’affaira tandis qu’une lumière blanche entoura progressivement Iseth. Puis soudainement, le livre sauta des mains de Tom et s’ouvrit. La première page s’agrandit jusqu’à devenir un grand cercle de lumière, aussi grand qu’un humain, sous les yeux éblouis de Tom.

-Comme c’est grand Iseth ! C’est l’entrée du monde des consignes ?

-Oui mais ne tarde pas à y entrer, lui précisa Iseth, le cercle ne s’ouvre qu’une seule fois.

Il s’ouvrira chaque fois que les humains te feront du mal. Je t’expliquerai là-bas ce que tu dois faire.

-Et la sorcière ? Dit Tom, ne va t-elle pas se rendre compte de mon absence ?

-Ne t’inquiètes pas, répondit Iseth. Là où nous allons, le temps est raccourci, il n’a pas la même valeur que chez les humains. Ni la sorcière, ni le dragon ne se rendront compte que tu es parti.

-D’accord, alors allons-y déclara Tom d’une voix puissante. Tom plongea ainsi dans le cercle de lumière, accompagné d’Iseth.

C’est alors que pour la première fois de son enfance, Tom franchit les murs d’un monde imaginaire, que seul le rêve pouvait vous offrir, loin, très loin des humains et de leur caractère maléfique.

 

 

 

 

Chapitre 2 :  Le monde du livre des consignes : l’armurier

 

 

Tom volait, il volait dans ce tube gigantesque de lumière qui semblait ne jamais finir, pareil à un tourbillon infernal. Tom n’osait pas bouger et il avait l’impression, que tôt ou tard il tomberait, bien qu’Iseth soit à côté de lui. Tout alla si vite que Tom n’aperçu presque rien, ni forme, ni être vivant, sinon des oiseaux bien particuliers qui les suivirent. Ils étaient semblables à des rapaces, leur plumage était blanc, aussi blanc que la neige en hiver. Tom caressa furtivement leurs plumes, qu’il trouva aussi douces que les flocons de la neige. Les oiseaux volèrent aux côtés de Tom et Iseth avant de quitter la lumière, aussi soudainement qu’ils étaient venu. Puis, ci et là, se joignèrent à eux des chats ailés, des fées, de la taille de la main de Tom. D’autres créatures se mêlèrent au cercle. Puis d’un seul coup, le tourbillon stoppa net. Tom et Iseth tombèrent du ciel à toute allure, passant à travers les nuages et se rapprochant de la terre dangereusement. Tom cria de toutes ses forces pour se faire entendre.

-Iseth, fais quelque chose, je t’en prie !

Iseth glissa à l’oreille de Tom quelques mots. Tout d’un coup, Tom sentit sa chute freiner et il sentit quelque chose de léger bouger dans son dos. En tournant la tête, il aperçu de grandes ailes argentées derrière lui, accroché à sa colonne vertébrale. Tom ne sentait rien sur sa peau et les ailes continuaient pourtant de battre l’air. En levant les yeux, Tom distingua la fin du cercle de lumière qui se refermait petit à petit. Enfin, Tom toucha le sol avec ses pieds. Iseth le regarda d’un air malicieux, Est-ce que tout va bien Tom ? Lui demanda t-elle.

-Oui, mais comment ferons-nous pour trouver un autre cercle de lumière ?  interrogea Tom.

-Tu es là pour le découvrir Tom et je t’y aiderai. N’oublie pas qu’en ce lieu, tu dois faire preuve d’observation et de courage. Des épreuves difficiles t’attendent et les démons créés par les humains ne t’épargneront pas. En écoutant les paroles d’Iseth, Tom ressentit une confiance nouvelle transcender son âme. Tom prit le temps d’observer ce nouveau monde, il n’y avait rien de commun au monde des humains. Pas de murs gris, ni de couleurs sombres, pas de bruits, pas de cri, seul le son reposant de l’eau des ruisseaux serpentant entre les rochers. Tout semblait paisible. Les oiseaux blancs avaient traversé le cercle et volaient dans le ciel en compagnie des chat ailés. Les couleurs étaient différentes, les arbres étaient omniprésents. Parsemant la vallée, d’immenses rochers se dressaient jusqu’au ciel, dont le toit paraissait recouvert de neige.

-Ne te fie pas forçément à ce que tu vois, lui conseilla Iseth.

-Et pourquoi ?

-Pour une raison précise, le livre des consignes est fidèle à ton imagination, à tes désirs, à la création d’un univers que ton esprit a conçu, pour repousser les mauvais esprits humains. Cependant, chaque fois que tu seras face à un démon, tu devras vaincre pour préserver ce monde merveilleux.

-Que se passera t-il quand j’aurais vaincu un démon, demanda Tom.

-Tu devras retourner au monde des humains pour les raisons que tu sais ? répondit Iseth.

-Y a t-il beaucoup d’enfants comme moi ?

-Ca Tom, tu le découvriras par toi même. Mais dis-moi, te souviens-tu de la première page du livre ? questionna Iseth.

-Oui, enfin je crois. J’ai reconnu les aigles blancs, c’était leur nom, puis les chats ailés. Par contre je ne me souvenais pas du paysage.

-C’est tout à fait normal, précisa Iseth. Ta mémoire va progressivement séparer les éléments du monde humain, des éléments du livre des consignes. Au début, tout sera confus, mais avec le temps, tu te souviendras.

-Pourrais-je me souvenir de cet endroit chez les humains ? lui Demanda Tom.

-Non Tom, tu te souviendras du monde des consignes, une fois seulement que tu auras pénétré dans le cercle de lumière, lui précisa Iseth.

Tom approuva d’un hochement de tête avec un peu de déception. Il vit un petit bois à quelques mètres d’eux.

-C’est dans cette forêt que je vais rencontrer le démon, comment le saurai-je, demanda Tom en montrant les arbres du doigt.

-En fait dit Iseth, nous devons d’abord te préparer. Dans ce bois que tu aperçois, vit un armurier. Il va concevoir tes armes suivant le livre des consignes.

Te souviens-tu de l’arme dont tu as besoin inscrite sur la première page du livre ?

-Non, répondit Tom.

-Alors tu va la découvrir dans un instant.

La maison, faite de  bois et de paille, de forme ronde, était creusée dans un chêne immense dont les branches touchaient en apparence les nuages.

Tom et Iseth s’arrêtèrent bientôt devant la grande porte en bois, dont la serrure surpris Tom. La poignée de celle-ci avait la forme d’un marteau, et elle semblait vivante.

-N’ai crainte, dit une voix provenant du marteau,  prends moi dans ta main, et frappe ma tête contre la porte, trois fois.

Tom sursauta et regarda Iseth qui lui rendit un clin d’oeil.

Tom se servit du marteau et la porte s’ouvrit en grinçant. Une épaisse fumée grise, pareille au brouillard, enveloppa alors la pièce et fit toussoter Tom.

Quelques secondes plus tard, la fumée se dissipa et Tom déviseaga l’armurier avec des yeux incrédules. Il était aussi grand qu’un dragon et son corps était transparent, ses oreilles étaient fines et longues. Ses cheveux descendaient jusqu’aux épaules et surtout il n’avait pas de jambes, il semblait flotter au dessus du sol. Tom s’approcha de l’armurier avec fascination.

Ce dernier lui souri.

-Ainsi donc, tu es Tom dit-il. Iseth m’a parlé de toi et elle n’est pas avare de compliments à ton égard.

-Moi aussi, je l’aime bien répondit spontanément Tom.

-Très bien, il est temps de te montrer la première arme du livre des consignes.

Suis-moi, dit-il.

L’armurier se dirigea vers une autre pièce de la maison, plus étroite, où étaient entreposées des épées, des boucliers, différents objets et des flacons contenant du liquide de couleur différente.

-Devrai-je me servir de tout cela ! s’écria Tom.

-Peut-être, tout dépend des limites de ton imagination répliqua l’armurier.

-Que voulez-vous dire ? Dit Tom.

-Vois-tu, poursuivis l’armurier, nous n’existons qu’à travers toi, ton esprit. Nous sommes là, si je puis dire, par la tendresse de ton coeur. Ton exceptionnelle intelligence dérange les humains, elle les poussera à se poser de nombreuses questions, à exercer de folles remises en question. Alors, comme te l’a expliqué Iseth, ton « moi imaginaire » a créé ce monde de magie, qui n’est ,normalement et  pour tout enfant, seulement accessible par le rêve. Ce monde dans lequel tu peux défier le pouvoir des dragons et des sorcières.

Tom contempla Iseth qui écoutait attentivement, sans dire un mot, perché sur le rebord d’une étagère poussièreuse. Il s’étonna de son mutisme.

-Mais pour l’instant, reprit l’armurier, venons en au fait et à cette première arme dont tu auras l’usage. Tout d’abord, il faut que tu saches, que ces armes sont dans le monde du livre des consignes, aussi réels et dangereuses que dans le monde des humains. Ici, lorsque tu affronteras un ennemi, sa mort sera différente. Il n’y aura pas de sang, pas de blessures visibles, rien qui puisse t’effrayer. Par contre et si par mésaventure, le démon ou le monstre vient à te blesser dans le monde du livre des consignes, le cercle de lumière se rétrécira jour après jour, sans que tu ne puisses rien faire, et nous disparaîtrons.

-Et dans le monde des humains, que ressentirai-je ? Demanda Tom.

-Tu ne sentiras aucune douleur, répondit Iseth, mais parfois ton corps portera les cicatrices de tes blessures. Cependant, aucun humain ne pourra les distinguer. Toi seul les verra. Tom avait un peu peur, même si l’aspect fantastique et chatoyant de l’aventure réduisait ses craintes.

-Qu’arrivera t-il au dragon et à la sorcière qui s’occupent de moi ? Ajouta Tom.

Si je parviens à remporter cette bataille contre les démons et les monstres ?

-Leur âme sera tourmentée et ils perdront peu à peu leurs pouvoirs, répondit Iseth, pendant que toi, tu deviendras plus fort et tu seras révélé. Tu apprendras à te servir de tes dons pour déjouer les pièges humains.

Tom se demanda combien de temps durerait cet affrontement, comment faire basculer la vérité de son côté, comment exprimer tout ses sentiments, en lutte à la désapprobation incompréhensible et permanente des humains. Le monde du livre des consignes lui donnerait enfin cette chance, l’espoir de remplacer la douleur par la lumière, une onde si intense et si durable, qu’elle atténuerait le feu du dragon, si inconditionnelle, qu’elle briserait un par un les maléfices de la sorcière et ruinerait par la même occasion sa colère. Iseth remarqua son trouble.

-A quoi songes-tu Tom ? Lui demanda Iseth.

-A l’avenir, lâcha t-il. Iseth en profita pour lui jeter de la poussière d’argent aux yeux.

-Point de doutes, de la confiance, commenta t-elle.

Le premier Monstre

 

 

-Revenons à nos moutons si vous le voulez bien, interrompit l’armurier.

Tom et Iseth se rendirent compte, qu’absorbé par leur discussion, ils avaient oublié la présence de l’armurier, qui de son côté et sans mot dire, avait poursuivi ses activités.

-Voilà, c’est terminé Tom ! s’exclama l’armurier. Voici l’arc blanc du livre des consignes. L’armurier présenta l’arc à Tom qui, fasciné,  le regarda de longues minutes avant de le saisir fermement. L’arc était encore plus beau qu’il n’aurait pu l’imaginer. Sa couleur blanche comme de l’ivoire était si éclatante qu’elle brûla un instant ses yeux. Tom effleura avec précaution la corde cristalline, qui apparu une seconde avant de disparaître, après qu’Iseth l’ai recouvert de poussière doré. A côté de l’arc, l’armurier avait déposé trois flèches.Tom les souleva et les trouva incroyablement légères.

-Est-ce que tu apprécies ton arc Tom ? lui demanda l’armurier.

-Oui, je le trouve magnifique répondit Tom, mais je me souviens de vos paroles.

 Cet arc n’est pas une simple illusion.

-Bien ! s’exclama l’armurier. Je vois que mes conseils ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd et je m’en réjouis.

-Comment se fait-il que la corde ait disparu ? Demanda Tom.

-La magie de cet arc réside en cela. Ton esprit fera lui-même apparaître cette corde. Tout à l’heure, Iseth l’a fait s’éveiller pour te signifier l’effet merveilleux de cet arc. Mais assez de questions, passons donc à l’exercice de cette arme légendaire. Tom suivit l’armurier en compagnie d’Iseth, le long d’une branche de chêne, et se félicita de ne pas être aussi grand que l’armurier, qui du se baisser pour progresser dans le tunnel. Au bout du couloir, ils découvrirent une salle pour le moins intriguante. Des centaines de petites racines entremêlées recouvraient les murs et le sol de la pièce. De la terre humide remplaçait le bois, qui, dans la pièce principale et l’atelier de la maison, faisait office de sol.  Au fond de la pièce, des panneaux en bois de forme carré, avec des cercles dorés à l’intérieur, avaient été disposé. Et toute la pièce était éclairée par des milliers de vers luisants.

-Voici l’endroit où tu va t’exercer Tom, déclara fièrement l’armurier. Tom scruta attentivement les cibles avec l’irrésistible envie de lancer la première flèche.

L’armurier désigna à Tom l’endroit précis où se placer, à bonne distance des cibles. Puis il prit l’arc et montra à Tom comment le tenir.

-Tu dois savoir, poursuivit-il, qu’une fois que tu auras quitté ce lieu, l’arc ne fonctionnera qu’à l’aide de ton esprit. Si celui-ci se trouve englué dans des pensées tristes et des sentiments tels que le doute ou l’impuissance, alors la corde invisible n’appararaîtra pas et tu ne pourras tirer aucune flèche.

-N’oublie jamais cette règle, précisa Iseth. La magie sera inerte si ton âme perd son innocence. Tom les fixa tous deux, en proie à une indicible anxiété, qu’il garda tapis au fond de son coeur. Puis il saisit l’arc, en concentrant toute son énergie sur la douceur qu’il possédait en lui. Et la première flèche décoché effleura la cible. Tom prit une profonde inspiration et figea son regard sur le centre de la cible. Une seconde fois, la flèche s’écarta de sa destinée. Il ne restait plus qu’une flèche à Tom, pour montrer à Iseth et l’armurier qu’ils ne s’étaient pas trompé, en le désignant digne d’entrer dans le monde du livre des consignes.

De manière inattendue, Tom pensa subitement à cette tendresse nocturne, qu’il avait ressenti maintes fois dans son sommeil. A cette chaleureuse présence dont il ignorait l’auteur. Une impression de légèreté envahit tout son corps, et ses doigts tendirent la corde, qui diaphrane, apparu. La flèche parti et Tom ferma les yeux comme pour retenir le fil du temps. Lorsque ses paupières se soulevèrent de nouveau, Tom vit jaillire de l’arc des étincelles brillantes, suspendu dans l’air et tournant autour de lui. Puis un chant d’une monotonie mélodieuse coula incessamment dans ses oreilles. Iseth et l’armurier voyaient la magie s’opérer avec un soupçon d’extase, mais avant même qu’ils ne félicitent Tom, l’écho d’un bruit puissant provenant d’une porte, se fit entendre.

-Ce bruit provient de la porte d’entrée, déclara l’armurier. Je vais voir. Restez ici.

Tom ressentit au même instant une violente douleur au bras, comme si quelqu’un venait de le frapper avec un lourd objet.

-Que se passe t-il ? Dit Iseth qui remarqua la réaction de Tom. Trop tard. L’armurier était déjà à la porte.

-Il ne doit pas y aller ! Cria Tom.

Soudainement, l’écho prolongé d’un cri terrible et oppressant retentit. S’en suivi un souffle violent qui projeta directement Tom et Iseth contre les murs.

-Prends ton arc dans tes mains, dit Iseth. Tom se leva avec peine tant il sentait son bras s’engourdir.

-Bientôt, tu ne pourras plus te servir de ton arc, ajouta Iseth. Des bruits de pas lourds enflèrent et se dirigèrent vers Tom et Iseth. Le premier monstre que devait vaincre Tom approcha.

-N’oublie pas, dit Iseth. Trois flèches donc trois cibles à atteindre. Une seconde plus tard, Tom se trouva face au monstre. Ce dernier était pareil à un loup gigantesque, un peu plus grand que la taille d’un humain. Ses dents longues et effilées, noircies et tâché de rouge écarlate impressionnèrent Tom, qui dans ce monde, ne ressentait plus le moindre sentiment d’effroi. A la place de ses oreilles se trouvaient deux longues cornes, dont les pointes étaient tournées dans la direction de Tom. La bête poussa un second cri, similaire au premier, qui paralysa un peu plus encore, le bras de Tom. Cependant, Tom resta debout et il changea de main pour tendre la corde, afin que son bras indemne puisse être utiliser. Aussitôt, la corde apparut et brilla, Tom envoya la première flèche qui frôla la geule de la bête. La bête grogna et une de ses pattes s’effaça, avant qu’une autre ne réapparaisse. Le loup avançait et Tom avait d’horribles difficultés à maintenir l’arc droit. Tom envoya la seconde flèche qui se figea cette fois-ci dans la poitrine du loup. Le loup perdit alors une partie de sa tête. Cependant, le monstre continuait d’avançer et sa gueule était bientôt proche du visage de Tom. Une dernière flèche. Une dernière qui se planta dans le coeur de la bête, qui hurla à mort avant de disparaître.

Et notre héros s’évanouit. A son réveil, Tom et à sa grande surprise, n’était plus dans le monde du livre des consignes. Il était dans une chambre, qu’il reconnut avec un peu d’amertume, être la sienne. Le rêve qu’il venait de faire était si agréable. Mais ce n’était pas un rêve, non. Il avait vécu cet exploit, il avait vaincu une bête mais comment était-elle ? Et qui avait péri ? Qui dans cette maison sous l’arbre ?

Les souvenirs de Tom étaient flous et ils semblaient le fuir à toute vitesse.

La première pensée qu’il eut fut angoissante, car le monde des humains le ramenaient à une pénible réalité. La sorcière viendrait , elle aurait le dernier mot et Tom n’aurait en sa possession aucun arc pour se défendre. On frappa à la porte.

La sorcière entra et Tom baissa les yeux.

-Je vois que ta chambre est rangée, peut-être devrai-je regarder sous le lit ?

Pourquoi ajouter cela....pensa Tom à voix basse.

Il souvint de cette menace qui planait au-dessus de sa tête. Du maléfice qui l’attendait, mais comment aurait-il rangé sa chambre puisqu’il n’était pas là.

Tom soutint le regard de la sorcière avec courage. De toute façon, ostensiblement, elle regarderait sous le lit. Mais la sorcière ne vérifia pas puis elle quitta dans la chambre en disant ceci.

-Tu viens manger Tom, le repas est prêt.

 

 

La sorcière

 

 

Le comportement de Tom vis à vis de la sorcière semblait résoudre d’un profond mystère. Non pas que Tom n’obéissait pas aux ordres, ou ne succombait pas aux maléfice de l’être qui l’inquiétait le plus, non, mais par le tortueux esprit de cette humaine, asujetti à des comportements aussi étranges qu’effrayants. Tom pensa et imagina très tôt des pensées ingénieuses qu’il ne pouvait confier à quiconque, car la certitude d’un enfant qui traverse le temps, est de ne jamais ou dans de rares cas, donner son point de vue à un dragon ou une sorcière. La vérité, n’aurait point lieu d’exister et cela attristait péniblement Tom. Dans ce cas, le poids de l’enfance ne serait-il pas trop insupportable ? Pourtant, quelque chose prenait racine ailleurs que dans le coeur paralysé de Tom, quelque chose qui avait provoqué la réalisation du livre des consignes. Et alors, du chaos et de l’orage des sens naturels que faisaient les maléfices de la sorcière, s’élevait en Tom un sixième sens, dont le courant fort et tenace, le portait au delà des eaux tourbillonnantes de son âpre duel contre la sorcière. Tom trouvait dans l’action de cet accomplissement un savoureux délice, ou l’intelligence prenait toute sa place. Tom naissait de quelque chose, qu’il sentait invicible et en raison de la vertu, plus fort que la méchanceté de la sorcière. S’incliner devant elle, alors que les paroles de la sorcière étaient mal, injustes ou futiles, voilà ce qui donnait suffisamment d’alan à Tom pour renaître et ne pas succomber à la faiblesse de l’esprit. Le monde du livre des consignes devenait un équilibre nécessaire, et un rempart à l’agressivité de la sorcière. Et parfois, cette faiblesse surgissait dans le coeur de Tom, qui invraisemblablement, donnait une certaine explication rationnelle aux agissements de la sorcière. Par la suite, de temps en temps.

Ou bien quand cette dernière

 

 Extraits de texte de Roman

Par Hakala
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 12:46
Et si je vous parlais du chant de la nature, de ses ailes pareilles aux feuilles des arbres recouvrant nots têtes en passant dans les bois, si je vous parlais du perpétuel vent qui emmêle les cheveux de ses dames leur dérobant à la volée leurs chapeaux de soie drapés d'une fleur.....
Par Hakala
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 16:29
 



Le cygne d’étang




Je l’ai rencontré au bord d’un cours d’eau

De sa robe volante ses courbes peignaient

Des fleurs en plie de soie dans les reflets du ruisseau

Serpentant entre les rayons ardents du soleil





Ses longs cheveux réchauffant ses douces épaules

Cachées sous un voile de couleur pourpre

Dansaient librement au chant du souffle

Du vent qui les ramenait dans ma paume




De mes mains qui effleuraient son visage

Sur la pointe des doigts timides et amoureux

Courant le long de ses joues rondes désirables

Se dérobant sous leurs assauts audacieux




Ses lèvres fines bougeaient avec legereté

Délivrant des mots agréables et plaisants

A mes oreilles je suppose ou a son amant

Dont elle ne savait comment le nommer





Je l’ai rencontré un jour de beau temps

De son ombre flottante je ne sais

Comment elle s’est transformé en cygne d’étang

Jouant de son instrument ce si bel air





 

Le long du fleuve




Je marchais le long du fleuve, le regard vide comme l’étendue devant moi

Un froid glacial venait geler mes lèvres qu’elle avait si souvent réchauffées

Le vent venait fouetter mon visage orphelin de douceur, dur et sans âme

C’était une journée semblable à toutes celles depuis son départ.





Je rêve, l’automne et ses promenades me reviennent

Ses mains si douces élégamment se déplacent, rejoignent les miennes

Le vent, cette fois, relève ses cheveux flottant dans l’air, dégageant son cou

Je l’embrasse tendrement puis mon regard se tourne.





Je marche le long du fleuve, je ne reconnais ces endroits ou nous allions

J’ai froid et mon grand manteau ne parvient à chauffer mon corps, inerte

Le vent semble se plaire à torturer mon visage, sans réaction et dépourvu de vie

C’est une journée devenue ordinaire, pleine de raison.





Je rêvais, il n’est plus de saison à mon réveil que celle de l’absence

Mes mains sèchent et ne réagissent plus qu’à la peur naissante de mes cauchemars

Il n’y a plus de vent, seulement une brise légère et lancinante

Mon regard se tourne vers le ciel, puis tout devient noir.





 

Le jardin Imaginaire





Ce serait un jardin où seul vivraient toutes sortes de fleurs

A l'ombre des arbres géants, inclinant leurs grandes branches jusqu'à elles

Il n'y aurait que le silence et la beauté des montagnes pour frontières

Pas un homme ne pourrait s'y aventurer pour semer la terreur




Ce serait des bouquets de rose que cueilleraient elfes et les déesses

Une eau pure que boirait chaque animal fantastique

Nulle fleur du jardin ne serait recouverte d'une poudre magique

Chaque Dieu rendrait hommage à la paix




Ce serait dans un tel jardin que j'aimerais me reposer

Loin de la fureur aveugle des hommes blessant la nature

Plus loin encore que leur indifférence et leur mépris insalubre

De ce qu'il y a de plus respecté




Je rends hommage au jardin imaginaire

auquel chaque homme devrait pouvoir goûter

Et y manger des fruits délicieux avant de laisser le soleil

prendre soin de leur peau qu'il aura tannée




Rêver et ne cesser jamais de le faire

La vie dans ce jardin est le don le plus adorable qui puisse être

Laisser votre imagination créer votre propre éden

Votre jardin imaginaire








Le froid des hommes






Ils tournaient leurs cœurs remplis d'espoir

Vers le ciel en implorant le sang de ne point couler

En appuyant solidement sur leurs croix

Encore chaudes et martyrisées





En direction du soleil couchant

Les yeux noyés de pleurs

Où souffrir ailleurs qu'au dedans

Pour sentir le poids de sa douleur





Vaste plaine que le cœur de l'homme

Ou nul dieu ne vient s'abreuver

Dès lors que sa force se trouve amoindrie

Réduite en esclavage par ses actes





L'être de lumière qui nourrit toute appel

S'impatiente et commence à perdre de son éclat

Sa chaleur d'antan ne nous parviens plus, faible

Elle est retenue par un tourbillon de glace





 

L'automne






Les feuilles changent de couleur et s'envolent

Les arbres majestueux les recueillent délicatement

Orange, marron, rouge, rien ne l'arrête

La saison la plus caméléon





Le vent qui s'engouffre en sifflant

Vient mener ce bal étourdissant

Ou des enfants viennent jouer gaiement

Et ramassent les feuilles aux couleurs si belles





Dans leurs mains, les âmes sensibles de l'automne

Tout près de leurs esprits imposants fait de bois

dans leurs éclats de rires le tourbillon léger du vent

Qui glisse dans leurs vêtements





Oh...douce saison qu'est l'automne annonçant le froid de l'hiver

Ou la chaleur du soleil timide se cachant derrière les nuages

Le caméléon aux couleurs enchanteresses redorant les âmes pauvres

Nourrissant l'imagination des cœurs esseulés




Automne qui nous joue des tours

De jolis tours de magie naturelle

Poursuis ta représentation sourde

Auprès de notre ciel








La révolte des mots






N'ai-je pas ce soupçon impérissable de talent

Ne suis-je pas l'étendard d'une langue lentement évincé

De tout mot et tout être humain pensant

Ou vautré dans la complaisance d'une bien médiocre société





N'ai-je pas à travers ces mots formant un rempart

La sagesse de prévenir avant que ne tombe l'épée damnable

Sonnant le glas du jugement d'orfèvre

Des accusés que vous êtes si nombreux à être




N'ai-je pas pour sang une plume légère et véritable

Soulevant les vagues de l'océan ignorant

Dans lequel baigne des hommes sans mémoire

Faisant couler l'encre




Ne suis-je pas le papier se mouvant sous la main

Du poète rêveur et obstiné

Sonnant la révolte anarchiste de demain

Et la guerre littérale qu'il nous faut gagner





Soyez attentifs à ce que l'on vous retire

Vous qui peut-être penser ainsi

Soyez les veilleurs d'une langue que j'aime

Les disciples de la langue française






Par enfant des etoiles - Communauté : litterature
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A propos de moi...

Je m'appelle Thomas et j'ai 26 ans. Je suis passionné par l'Egypte et le monde fantastique de la magie et des êtres imaginaires. De cette passion est né un livre intitulé "Le destin d'Hakala" dont les extraits sont sur ce blog. Je vous invite à les lire :)
Depuis des années j'écris également des poèmes et si vous êtes intéressés je vous invite à les lire. Les sujets invoqués dans mes poèmes sont très divers et je suis persuadé que chacun y trouvera quelque chose pour soi. Vous y trouverez les références au monde de l'enfance lié à l'innocence et à l'immaginaire, l'amour, l'amitié et la fatalité du temps qui passe... J'ai entendu dire que mes poèmes dégagent beaucoup d'émotion... à vous de voir et concevoir votre propre opinion.
Bonne lecture!!

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